​Baromètre des commerces de bouche : le recul s’accentue au 2e trimestre 2026

Le chiffre d’affaires des commerces de bouche a reculé en moyenne de 1,80 % au 2e trimestre 2026. Une baisse plus importante qu’en début d’année, mais qui reste moins marquée que celle observée pour l’ensemble du commerce indépendant.

Les commerces non sédentaires ont davantage souffert de la chaleur

L’emplacement du commerce a de nouveau joué un rôle important dans l’évolution de l’activité. Les commerces de bouche non sédentaires enregistrent ainsi la baisse la plus marquée, avec un recul moyen de 2,60 %. Les températures élevées du mois de juin ont particulièrement pénalisé la fréquentation des marchés, des foires et des autres activités exercées en extérieur.

Pour les mêmes raisons, mais dans une moindre mesure, les commerces situés dans les rues de centre-ville affichent également une diminution importante de leur chiffre d’affaires, à 2,10%, tandis que les galeries marchandes de centre-ville enregistrent un recul de 1,40 %. À l’inverse, les établissements implantés dans les centres commerciaux de périphérie limitent leur recul à 0,90 %. Les zones d’activité commerciale et les retail parks résistent également mieux, avec une baisse de 1,40 %.


Évolution du chiffre d’affaires selon l’emplacement du commerce au 2e trimestre 2026

Emplacement du commerce Évolution du chiffre d’affaires au 2e trimestre 2026
Commerces situés en centre-ville – 2,10 %
Commerces situés dans les centres commerciaux / galeries marchandes de centre-ville – 1,40 %
Commerces situés dans les centres commerciaux de périphérie – 0,90 %
Commerces situés en zones d’activité commerciale ou retail parks – 1,40 %
Commerces non sédentaires : marchés, foires et salons – 2,60 %


Les régions touristiques résistent davantage

Dernier focus de ce baromètre, l’analyse des résultats par région confirme la meilleure résistance des territoires ayant bénéficié des ponts du printemps et du démarrage de la saison touristique, même si l’activité reste orientée à la baisse dans l’ensemble du pays. L’Occitanie affiche ainsi le recul le plus limité, à 0,90 %, tandis que la Région Sud et la Nouvelle-Aquitaine figurent également parmi les régions les moins touchées.

À l’inverse, les résultats sont plus difficiles dans le nord, le centre et l’est de la France. Le Grand Est enregistré la baisse la plus importante, à 2,90 %, tandis que les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté figurent également parmi les territoires les plus affectés.


Évolution du chiffre d’affaires par région au 2e trimestre 2026

Région Évolution du chiffre d’affaires au 2e trimestre 2026
Auvergne-Rhône-Alpes – 2,00 %
Bourgogne-Franche-Comté – 2,40 %
Bretagne – 1,40 %
Centre-Val de Loire – 2,30 %
Grand Est – 2,90 %
Hauts-de-France – 2,70 %
Île-de-France – 1,70 %
Normandie – 1,40 %
Nouvelle-Aquitaine – 1,20 %
Occitanie – 0,90 %
Pays de la Loire – 2,10 %
Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur – 1,00 %
Corse – 2,20 %


L’analyse de la rédaction de l’echommerces

« Après avoir limité la baisse de leur chiffre d’affaires à 0,30 % au premier trimestre, les commerces de bouche ont subi un ralentissement plus marqué entre avril et juin 2026. Leur activité a ainsi reculé en moyenne de 1,80 % au cours de ce deuxième trimestre. Cette évolution reste moins défavorable que celle de l’ensemble du commerce indépendant, en baisse de 3,20 %, mais elle confirme que la contraction de la consommation touche désormais aussi les achats alimentaires de proximité.

Aucune des activités étudiées n’est ainsi parvenue à maintenir son chiffre d’affaires. Les boucheries-charcuteries et les confiseries-chocolateries demeurent les plus résistantes, tandis que les boulangeries-pâtisseries, les poissonneries et surtout les cavistes subissent des reculs plus importants. Le caractère essentiel des achats alimentaires continue de protéger partiellement la filière, mais il ne suffit plus à compenser les arbitrages opérés par les Français.

Les écarts observés selon la taille des entreprises et leur implantation confirment également les tendances de fond du commerce indépendant. Les structures sans salarié, les commerces non sédentaires et les établissements de centre-ville restent les plus exposés. À l’inverse, les entreprises employant davantage de salariés et les commerces implantés dans les centres commerciaux de périphérie parviennent mieux à amortir le recul de la fréquentation. Leur meilleure résistance ne préserve toutefois pas leur rentabilité, toujours fragilisée par le poids croissant des charges fixes.

Après un premier semestre en retrait, le troisième trimestre sera donc déterminant pour les commerçants, qui devront compter sur la fréquentation touristique et la consommation estivale pour tenter de rattraper une partie du retard accumulé depuis le début de l’année. Réponse dans le prochain baromètre. »