Évolution de la crise au Moyen-Orient : message porté par la Fédération

Message porté par la Fédération dans la perspective des prochaines réunions organisées par la cellule de Bercy sur l’évolution de la crise au Moyen-Orient.

Derrière les remontées économiques et professionnelles que nous vous transmettons, il y a aujourd’hui une inquiétude profonde de la population et de nos professionnels.

Ce que nous entendons sur le terrain, ce sont des femmes et des hommes qui ont le sentiment de ne plus être entendus, de ne plus être suffisamment considérés et, parfois, d’être tout simplement ignorés dans les décisions qui les concernent directement.

Cette situation génère de l’angoisse, mais aussi une forme d’exaspération.

Notre requête n’est pas de demander l’impossible. Elle est d’abord d’obtenir de la visibilité, de pouvoir anticiper et de savoir où nous allons. Les entreprises, et particulièrement les TPE et les indépendants qui font vivre nos marchés, ne peuvent pas piloter leur activité dans l’incertitude permanente.

Les marchés constituent un maillon essentiel du commerce de proximité, de l’animation de nos territoires et de l’accès des Français à une alimentation diversifiée et de qualité. Derrière chaque étal, il y a une entreprise, une famille, des emplois et un savoir-faire. Lorsque ces entreprises sont fragilisées, c’est tout un écosystème local qui l’est également.

Mais aujourd’hui, nous demandons surtout à l’État de regarder avec une attention particulière la réalité vécue sur le terrain.

Nous avons besoin que les remontées des organisations professionnelles soient véritablement prises en considération avant que les décisions soient arrêtées, et non uniquement lorsqu’il s’agit d’en mesurer les conséquences.

Nous ne voulons pas être informés après coup. Nous voulons pouvoir être entendus avant.

Nous demandons simplement que la parole des professionnels soit réellement écoutée, étudiée et prise en compte.

Car lorsqu’une profession vous alerte depuis le terrain, lorsqu’elle vous fait remonter des difficultés concrètes et des inquiétudes qui touchent directement les entreprises et les citoyens, ne pas l’entendre suffisamment finit par créer une rupture de confiance.

C’est cette rupture que nous voulons éviter.

La Fédération Nationale des Marchés de France continuera à faire remonter avec responsabilité les réalités vécues par les professionnels. Mais nous attendons en retour de l’État un véritable dialogue, de la transparence, de la visibilité et, surtout, une capacité d’anticipation.

Les professionnels des marchés ne demandent pas de traitement de faveur.

Ils demandent simplement que leur réalité soit entendue avant qu’il ne soit trop tard.